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Poignard en fer - salle 7

Ce poignard a été découvert dans la tombe d’un guerrier gaulois à Châtenay-sur-Seine, « les Gobillons » (Seine-et-Marne). La sépulture, une inhumation, est datée du deuxième âge du Fer ou période de la Tène, et plus précisément du 3ème siècle avant J.-C.

Une arme « pseudo-anthropomorphe »

Poignard en fer à forme anthropomorphe retrouvé à Châtenay-sur-Seine

Poignard en fer - Long. 42 cm
Cliché I. Paillet – Éd. Faton R.D

Dessin archéologique du poignard de Châtenay-sur-Seine avant restauration. Le poignard était ainsi encore inséré dans son fourreau en fer.

Dessin C. Mordant avant restauration

Le poignard, ou épée courte, est constitué d’une lame de fer prolongée d’une soie sur laquelle la poignée a été enfilée. Celle-ci, dont une partie est en bronze moulé, est dite « pseudo- anthropomorphe ». On sait que cette poignée évoque un être humain car on connaît d’autres exemplaires plus réalistes, d’un style très proche, dont la morphologie évoque les membres et la tête d’un personnage.

Le poignard était inséré dans un fourreau en tôle de fer. La restauration de cet objet a permis de dégager la lame du fourreau et d’observer que ce dernier présentait un décor de dragons affrontés.

Un objet de prestige

Comme cela a été remarqué dans plusieurs sépultures de cette époque, le poignard n’était pas porté par le défunt mais déposé près de lui. Le reste du mobilier comprenait une fibule en fer, deux défenses de sanglier serties dans des viroles en tôle de bronze, un bracelet en lignite, une pierre à affuter et un petit anneau en bronze. Le poignard et la paire de défenses de sanglier sont des objets de prestige qui expriment le haut rang tenu par le personnage défunt dans la société de son temps.

Bibliographie

  • Bontillot J., Mordant C., Mordant D., Paris J. - La nécropole des Gobillons à Chatenay-sur-Seine (Seine-et-Marne). Bull. de la Société préhistorique française, T. 72, Études et Travaux, 1975, p. 416-451.