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Molaire de mammouth - salle 2

Cette molaire a été retrouvée à Châtenay-sur-Seine (Seine-et-Marne). Elle appartenait à un mammouth laineux (Mammuthus primigenius) : c’est l'espèce la plus connue, mais aussi la dernière, de la lignée des mammouths.

Un géant disparu

Photographie d'une molaire de mammouth découverte à Châtenay-sur-Seine.

Molaire de mammouth - Long.32cm

Cliché G. Puech

Le mammouth laineux est apparu voici 250 000 ans et a disparu il y a 12 000 ans, à la fin de la dernière glaciation. Il s’est répandu dans toute l’Eurasie : de l’Espagne à la Sibérie orientale. Il a même traversé le détroit de Béring, asséché par la baisse du niveau de la mer lors des glaciations, et migré en Amérique du Nord.

Le mammouth est bien connu grâce à la découverte de corps conservés dans les sols gelés de Sibérie. Grâce à ces découvertes, on connaît sa peau, ses poils et ses viscères. Sa taille était un peu inférieure à l’éléphant d’Asie actuel (3 mètres au garrot).

De tous, le mammouth laineux était l’espèce la mieux adaptée au froid. Son corps était recouvert d’une peau épaisse (2 centimètres) doublée d’une couche de graisse de 10 centimètres. Il était doté d’une épaisse fourrure brune, constituée de longs poils pouvant atteindre 1 mètre, et d’un sous-poil, sorte de toison, de 15 centimètres d’épaisseur qui recouvrait toutes les parties du corps, y compris la trompe. Cette fourrure, ainsi que la petite taille de ses oreilles et de sa queue, l’aidaient à lutter contre les pertes de chaleur.

Le mammouth grandissait tout au long de sa vie. Son crâne, robuste et allégé par des cavités remplies d’air, devait soutenir une trompe pesant 100 kilos et des défenses pouvant atteindre 4 mètres de longueur.

Un mastodonte herbivore

Mammouth laineux

Peinture G. Tosello - MPIF

Les mammouths vivaient en grands troupeaux dans des paysages de steppes. Ils se nourrissaient d’herbes, de fougères, de mousse et de rameaux. Pour assurer leur survie, les mammouths adultes absorbaient chaque jour 200 kilos de végétaux, leurs énormes molaires leur permettaient de broyer cette masse végétale. Mais entre 50 et 60 ans, leurs dents usées ne leur permettaient plus de se nourrir et ils mourraient de faim.

Si les hommes les ont côtoyés, ils ne les ont sans doute pas chassés - excepté les jeunes, les animaux blessés ou malades - car leurs armes n’étaient pas adaptées : ils récupéraient seulement des carcasses ou des charognes. Les mammouths n’avaient guère de prédateurs. Ils étaient certes parfaitement adaptés au froid mais ils n’ont pas survécu au réchauffement climatique.