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Jarre en terre cuite - Couloir de la salle 7bis

Ce grand vase a été mis au jour parmi les vestiges domestiques d’un hameau daté de la fin de l’âge du Bronze à Grisy-sur-Seine (Seine-et-Marne). Il était partiellement enterré et servait à stocker des céréales.

Un très grand récipient retrouvé en place

La jarre en cours de fouille.
Cliché D. Mordant

Cette jarre en terre cuite a été découverte au sein des vestiges d’un petit hameau installé sur un dôme de sables et de graviers, en basse plaine de la Seine, à Grisy-sur-Seine « les Roqueux » (Seine-et-Marne), lors des fouilles menées par Claude et Daniel Mordant en 1980. Un plan général des habitations n’a pu être restitué, mais l'occupation, datée de l’extrême fin de l’âge du Bronze (vers 850 – 800 avant J.-C.) se développe sur 10 000 m² environ. Il comporte aussi des traces de greniers surélevés sur 4 poteaux et c’est au pied de l’un deux que le vase a été retrouvé.

Ce récipient mesure 66 cm de hauteur et présente un diamètre à l’ouverture de 49 cm. Son profil bitronconique est caractéristique des poteries de l’âge du Bronze. Un cordon (en terre cuite), situé à la base du col, et le bord du vase sont ornés d’un décor d’impressions réalisées au doigt.

Un « vase-silo » pour un stockage de longue durée

Après restauration - cliché G. Puech

Cette jarre, d’une contenance de plus de 100 litres, était en grande partie enterrée ; compte tenu de sa taille, seul le col devait dépasser du sol de l’époque. Elle était prévue pour conserver des graines, céréales et légumineuses principalement. Il est possible que des contenants de ce type aient permis, grâce à leur ambiance confinée et froide en hiver, une vernalisation (traitement thermique) favorisant une bonne germination des graines de céréales au printemps.

On connaît cette catégorie de vases-silos tout au long de l’âge du Bronze dans le Bassin parisien. Installés à proximité immédiate de la maison, ils permettaient une conservation efficace et une disponibilité aisée des réserves. Au cours du temps, la forme et les décors varient peu : la panse est toujours bien développée et l’embouchure resserrée avec un col ou un bord oblique facile à clore.

Bibliographie

  • Mordant D. (dir.) - La Bassée avant l’Histoire. Archéologie et gravières en Petite-Seine, APRAIF, Nemours, 1992, p. 106-108.