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Le premier de notre espèce

Vendredi 16 mars à 20h, Jean-Jacques Hublin présentera la découverte toute récente du plus ancien Homo sapiens au Maroc, sur le site de Jebel Irhoud. Conférence organisée à la salle des Tanneurs à Nemours. Entrée gratuite. Réservation conseillée.

Le site de Jebel Irhoud

reconstitution 3d du crâne d'homo sapiens de Jebel Irhoud au Maroc

Reconstitution du crâne d' Homo sapiens de Jebel Irhoud.

© Philipp Gunz, MPI EVA Leipzig

De nouvelles découvertes dans le site archéologique de Jebel Irhoud, Maroc, font reculer les origines de notre espèce de 100 000 ans et démontrent qu’il y a 300 000 ans d’importantes modifications biologiques et comportementales avaient déjà eu lieu chez nos ancêtres directs à travers toute l’Afrique. Une équipe internationale dirigée par le Professeur Jean-Jacques Hublin de l’Institut Max Planck d’Anthropologie Evolutionnaire (Leipzig, Allemagne) et du Collège de France et par le Docteur. Abdelouahed Ben-Ncer de l’Institut National d’Archéologie et du Patrimoine (INSAP, Rabat, Maroc) a mis au jour des restes d’ Homo sapiens primitifs associés à des outillages de pierre et des restes de faunes à Jebel Irhoud, au Maroc. L’âge de ces découvertes a été déterminé autour de 300 000 ans. 

Les fossiles humains de Jebel Irhoud représentent les plus anciennes traces de notre propre espèce connues à ce jour. Leur âge est de 100 000 ans supérieur à celui des plus anciens Homo sapiens connus jusqu’à présent. Ces découvertes font l’objet de deux articles par Hublin et al. et par Richter et al. dans le numéro du 8 juin 2017 de la revue Nature. Elles révèlent un scénario évolutif complexe de l’humanité qui implique l’ensemble du continent africain.

Le conférencier

Portrait de Jean-Jacques Hublin

J.-J. Hublin, Institut Max Planck

Jean-Jacques Hublin est paléoanthropologue, auteur de nombreux travaux sur l’évolution des néandertaliens et sur les origines africaines des hommes modernes. Il a joué un rôle pionnier dans le développement de la paléoanthropologie virtuelle, qui fait appel aux techniques de l’imagerie médicale et industrielle pour reconstituer et analyser les restes fossiles. Il est depuis 2004 professeur à l’Institut Max Planck d’Anthropologie Évolutionnaire de Leipzig (Allemagne) où il a créé le Département d’Évolution humaine. Il a enseigné dans les universités américaines de Berkeley, Harvard et Stanford. Depuis 2014, il est invité au Collège de France pour y dispenser des cours de paléoanthropologie.


Informations pratiques

  • vendredi 16 mars à 20h
  • salle des Tanneurs, 17 quai des Tanneurs à Nemours
  • gratuit
  • réservation conseillée